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Estimez en quelques clics le montant indicatif de la prestation compensatoire selon les critères de l'article 271 du Code civil
La prestation compensatoire est l'une des questions financières les plus complexes et les plus enjeux du divorce. Il n'existe pas de barème légal — le juge fixe librement le montant selon les critères de l'article 271 du Code civil : durée du mariage, revenus, patrimoine, âge, droits à la retraite, choix professionnels liés aux enfants.
Ce calculateur utilise deux méthodes pratiques employées par les avocats et les magistrats pour estimer le montant. Les résultats sont indicatifs — ils te donnent une fourchette réaliste pour préparer ta négociation ou évaluer la décision du juge, pas une valeur définitive.
Renseigne les informations des deux époux pour obtenir ton estimation
Torts exclusifs du demandeur → juge peut refuser
Immobilier, épargne, placements (avant partage)
Estimation indicative de la prestation compensatoire
Différence de revenus × 8 ans × taux 15-20%
Différence d'épargne sur 8 ans avec correctifs
Utilisée par la majorité des praticiens. Elle calcule la différence annuelle de revenus entre les deux époux, la projette sur 8 ans (horizon prévisible retenu par les tribunaux), puis applique un taux correcteur de 15 à 20% pour aboutir à un montant en capital.
Méthode plus élaborée qui calcule la différence des capacités d'épargne sur 8 ans, puis applique trois correctifs tirés de l'article 271 du Code civil.
Plus le mariage a duré, plus la prestation sera élevée. La vie commune est déterminante, pas seulement la durée légale du mariage.
Un créancier plus âgé ou malade obtient généralement une prestation plus importante car ses perspectives d'emploi sont limitées.
Le juge évalue la situation actuelle mais aussi les perspectives d'évolution et la capacité de retour à l'emploi de chaque époux.
L'époux qui a sacrifié sa carrière pour élever les enfants ou soutenir celle de l'autre est indemnisé pour ce préjudice.
L'ensemble des ressources de chaque époux est pris en compte : salaires, revenus fonciers, capital, droits dans la succession.
Le patrimoine restant après le partage du régime matrimonial est intégré au calcul de la disparité réelle post-divorce.
La diminution des droits à la retraite causée par les choix professionnels liés au mariage est spécifiquement prise en compte.
Pour les patrimoines significatifs ou les situations complexes, l'écart entre une bonne et une mauvaise défense peut représenter des dizaines de milliers d'euros. Un avocat spécialisé en droit de la famille connaît les pratiques de ton tribunal.
Il n'existe pas de barème légal. Le juge fixe librement le montant selon les critères de l'article 271 du Code civil. La méthode la plus courante calcule la différence de revenus sur 8 ans avec un taux correcteur de 15 à 20%. Notre calculateur combine deux méthodes pour vous donner une fourchette réaliste.
L'époux dont le niveau de vie sera significativement diminué par le divorce peut la demander. Elle est réservée aux couples mariés. La demande doit impérativement être formulée pendant la procédure de divorce, avant que le jugement soit définitif.
Non, elle n'est pas automatique. Le juge peut refuser d'en accorder une si l'équité le commande, notamment lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l'époux qui la demande. Elle vise à compenser une disparité réelle, pas à égaliser les revenus.
En principe sous forme de capital (somme d'argent, attribution de biens). Le juge peut exceptionnellement la fixer sous forme de rente viagère si l'âge ou l'état de santé du créancier ne lui permet pas de subvenir à ses besoins. Depuis 2004, la conversion des rentes en capital est encouragée.
Une prestation en capital est en principe définitive. Une rente peut être révisée, suspendue ou supprimée en cas de changement important dans les ressources ou les besoins, notamment en cas de remariage du créancier.